Monday, November 1, 2010
Avy lavitra
Saturday, February 27, 2010
Je me retrouve maintenant dans un milieu professionnel ou on m'appelle correctement car bien sur nos noms ne se prononcent pas comme ils s'ecrivent...
Malagasy, Naissance et enfance à Isotry-Est. Etudes universitaires à Ankatso, Paris, Harvard. Expérience professionnelle d’une dizaine d’années dans les provinces de Toliara et Toamasina. Citoyen du monde de par mon métier avec séjours de une à plusieurs années au Burundi, au Botswana, au Pakistan et en Afghanistan, au Yémen, au Tchad et maintenant à Dakar, avec des responsabilités vis a vis de 24 pays d’Afrique de l’ouest et centrale. Apres avoir vécu plus de 20 ans aux quatre coins du monde j’étais prêt à rentrer à Madagascar sans hésitation jusqu’à il y a douze mois…
Quelles sont selon toi les plus belles années de Madagascar?
Je me rappelle très bien de ces jours ou les drapeaux de tous les états du monde flottaient sur l’avenue de l’Indépendance et le notre s’y est ajouté : quelle fierté d’être reconnu dans le concert des nations! Le plaisir aussi d’aller assister au spectacle de chants et danses sur le podium devant l’hôtel de ville (On était trop petits mon frère et moi, donc il fallait amener des chaises pour voir par dessus la tête des adultes). Imaginez le plaisir à rencontrer et reconnaitre dans la rue Dox vendant ses recueils de poèmes, ou encore entendre Razilinah jouer de la guitare dans son bar favori de Tsaralalana. Ensuite est venu le moment où on a cru qu’on avait réussi à couper le cordon ombilical avec la mère patrie… 1960, 1972 sont des années qui m’ont particulièrement marquées à cause de l’ESPOIR qui prévalait : espoir de vie meilleure, dans la dignité et la fierté d’être Malagasy.
Comment voyais-tu Madagascar en 2010 de cette époque?
Aucune idée claire! Quand j’ai commencé à voyager en Afrique j’avais l’illusion que nous étions en avance économiquement et politiquement : C’ETAIT FAUX… On était déjà en retard et on continue de tomber dans tous les pièges du sous-développement !
Ton message pour la postérité pour les 50 ans à venir pour les jeunes de 20 ans d’aujourd’hui
PERSEVERER ET TRAVAILLER DUR (KEEP IT UP) ; GARDER L’ESPOIR ; NE PAS SE LAISSER MARCHER SUR LES PIEDS ; S’OUVRIR AU MONDE ET SORTIR DE SA COQUILLE ; même si on est descendu très bas on peut encore rebondir…
RAHA MBOLA MISY TSIKY….