Saturday, December 29, 2007

Nouvelles de Goz Beida


Pierre Poupard sera le premier à sourire quand il lira que je suis assis dans une petite pièce du bureau UNICEF de Goz Beida pour écrire cette lettre annuelle : nous nous sommes vus pour la dernière fois en 1994 et sa petite visite au mois d’août m’a beaucoup fait plaisir. En effet je suis basé à Abéché, dans l’est du Tchad, depuis juin 2007. Apres plusieurs mois dans le guesthouse de l’UNICEF je viens d’emménager dans une petite maison qui a l’avantage d’avoir un petit jardin très sympathique: Il m’est très agréable maintenant de prendre mon petit déjeuner à l’aube en écoutant les piaillements des oiseaux et en observant le vol de jolis papillons multicolores, après avoir arrosé manguier, canne a sucre, citronnier, basilic et autres plantes parfumées du jardin.

Je viens de passer six mois bien remplis à la tête d’une équipe de 40 personnes, basée à Abéché, Iriba et Goz Beida. Nous gérons des interventions surtout humanitaires dans une région où les problèmes sont tellement complexes que même ceux qui y sont depuis plusieurs années ne s’y retrouvent pas toujours. Bien sûr le problème des 235000 réfugiés du Darfour est le plus connu de tous. Ils sont dans 12 camps tout le long d’une frontière très poreuse que l’armée nationale tchadienne contrôle peu : de temps en temps des attaques de « Djenjaweed » venant du Soudan perturbent leur vie quotidienne déjà difficile dans la mesure où personne ne peut dire jusqu'à quand ils devront rester dans cette situation misérable « sans terre et sans patrie ». Ces incursions ainsi que les conflits interethniques, entre Tamas et Zaghawas, entre Dajos ou Massalites et « Arabes », continuation des affrontements séculaires entre cultivateurs sédentaires et éleveurs nomades, ont abouti au déplacement de plus de 180000 tchadiens à l’intérieur de leur propre pays. Il est certain que le Soudan s’immisce dans les affaires du Tchad et ce dernier contribue au conflit du Darfour.. sans oublier la Libye !

Il y a ensuite les différents groupes armés qui mènent une guerre ouverte avec le régime en place à Ndjamena : Les combats qui ont eu lieu fin novembre – début décembre, entre autres à une soixantaine de kilomètres d’Abéché, ont fait plusieurs centaines de morts et encore plus de blesses graves. Les combat se sont arrêtés sans qu’il y ait un véritable vainqueur, chacun prenant juste le temps de panser ses plaies et de se re-armer pour une prochaine confrontation qui est prévue dans les jours qui viennent. Le scénario semble toujours être le même : un champ de bataille, autant que possible en dehors des villes et villages, est choisi puis tout le monde se rentre dedans en mettant en branle tout l’arsenal létal dont ils disposent des deux cotés. Le président lui-même dirigeait ses troupes et des deux cotés généraux et colonels sont morts dans ces affrontements qui, s’ils n’étaient pas réels, feraient sourire en pensant aux batailles rangées des Gaulois et des Romains des livres d’Astérix… Il n’y a pas de victimes civiles mais malheureusement cela ne mène qu’à plus d’orphelins, veuves, amputés et éclopés dans un pays qui se range parmi les derniers pays du globe en termes de développement socio-économique.

Vous comprendrez donc que dans ce contexte inextricable qui vraisemblablement ne sera pas réellement amélioré par la venue de forces européennes, longtemps promise mais dont la date recule chaque jour, le coup avorté de ces zozos débiles de Children Rescue/Arche de Zoé n’a fait que nous rendre la vie difficile à cause du climat de méfiance, voire de rejet de la communauté humanitaire que leur tentative de « sauver des enfants du Darfour » a créé dans la population tchadienne.

La décision de prendre ce poste a été prise après une réflexion bien approfondie (marre de 10 ans de coordination de programme!) et consultation avec Lalasoa. Elle s’est établie à Addis Abeba et s’est intégrée rapidement à une petite communauté malgache qui l’a gentiment accueillie. J’ai l’occasion de venir la voir toutes les six semaines environ, Addis étant à 3 heures et demi de vol de Ndjamena. Andry a complété son High School comme prévu en juin et se retrouve en ce moment à Ottawa, s’extasiant devant la neige qui emplit tout son univers et attendant impatiemment que la rivière Rideau gèle et lui permette de patiner dessus Il est inscrit dans un programme de Computer Engineering de Carleton University. Mialy continue ses études de biochimie à Raleigh en Caroline du Nord et s’est offert des vacances à Madagascar au mois de juillet. Tojo a pris la grande décision de rester au Yemen une à deux années de plus et enseigner l’anglais à plein temps au Modern School de Sanaa. Enfin Haingonirina continue de sévir dans les services informatiques des agences de presse de Londres, passant de l’Associated Press à Reuters en septembre. J’ai eu la chance d’assister au 79eme anniversaire de ma maman, tout en me réjouissant que mon père continue de jouir de (presque) toutes ses facultés mentales et physiques à 88 ans. Pourtant 2007 a aussi été triste pour nous avec la perte d’une tante et d’un oncle qui nous étaient chers.

Me voici donc de retour en Afrique après une interruption de 8 ans, me réjouissant de retrouver une ambiance familière bien que pas toujours très optimiste. Bonne année tout le monde! En espérant avoir l’occasion de vous rencontrer au Tchad, à Addis, Ottawa, Sanaa, Cary, Londres, Madagascar ou ailleurs… car j’ai l’intention de continuer à visiter le reste de la famille et les amis pendant cette nouvelle année 2008.

Friday, November 23, 2007

So sad: nodimandry dadatoa Edmond

A 15 heures cet après-midi j’ai perdu un oncle qui m’était particulièrement cher et je pleure. Dans le temps on le surnommait Radizina. Dadatoa Edmond a toujours fait partie de ma vie depuis ma petite enfance. Les parents disent qu’il avait l’habitude de me porter sur ses genoux et de s’amuser avec moi quand j’étais bébé a Isotry: la plupart de mes photos de cette époque sont de lui.

Je me rappelle d’une famille très sympathique et bien bruyante qui habitait au 13 Bd Arago quand on est venu a Paris en 1965, et 2 images très fortes sont restées de cette époque : Eddie regardant la télé au dîner et remplissant son oreille gauche avec le contenu de sa cuillère ; ensuite une belle petite fille joufflue et a tresses (Michelle) sautant a la corde devant le 13 Bd Arago…

Je me rappelle bien aussi d’avoir fait une grosse bêtise lorsqu’il est rentré avec toute la famille en 1966 : nous sommes allés ensemble pour un pique-nique au bord de l’eau et l’oncle est venu avec un bel appareil photo tout neuf que j’ai pris dans mes mains et laissé maladroitement tomber dans l’eau… Jusqu'à maintenant je suis vraiment désolé de cet incident tellement il était fâché ce jour la! Ensuite vint le temps de l’adolescence ou nous allions avec Narihoela passer nos vacances a Majunga : on habitait chez lui mais on ne le voyait qu’en coup de vent car il était tout le temps en train de voir des malades, que ce soit a Mangarivotra, Ampasika ou sur la Corniche. On se sentait toujours à l’aise lors de ces séjours et j’admirais ce grand monsieur aux épais sourcils qui n’arrêtait pas de parler médecine ou de lire des magazines médicaux. Le dispensaire anti-tuberculeux de Majunga, le cabinet du ministre de la santé, puis l’OSIEM ont bénéficie de ses services pendant des décennies : tout le monde connaît le Dr. Raharison a Majunga. Combien de fois Dada et Mama ont décroché le téléphone pour requérir à ses soins et conseils ?

Je lui dois beaucoup car c’est lui qui m’a recommande au directeur de l’hôpital international de l’université de Paris ou j’ai fait mon stage interné plus deux années de pratique avant de rentrer a Madagascar. Chaque fois qu’une occasion me permettait d’aller à Majunga il m’était particulièrement agréable de venir le voir et l’écouter parler de sa pratique quotidienne bien après que j’aie décidé de me consacrer plutôt à la santé publique.

Il avait une forte personnalité et aimait vous prendre au dépourvu, comme cela m’est arrivé la dernière fois qu’on s’est rencontré il y a 3 semaines. Je suis allé le visiter le 2 novembre après avoir eu la nouvelle qu’il n’allait pas bien et ne s’était pas joint la veille au reste de la famille pour les visites de tombeaux familiaux. Nous avons parlé avec nenitoa Jeanne de cette histoire scandaleuse d’une soi-disant ONG qui avait voulu emmener clandestinement 103 enfants hors du Tchad : nous avons eu une discussion enflammée car il soutenait que c’était la faute de tout le monde de les avoir laisse récolter ces 103 enfants avant de réagir… je garderai pour toujours cette dernière image de Dadatoa me suivant des yeux, debout a sa fenêtre, alors que je quitte le parking d’Ankadivato avec la vieille 505. Il y a eu un seul Dr. Raharison Edmond et on le regrettera longtemps!

Sunday, November 18, 2007


Home leave

Tana du 31 oct au 14 nov 2007
Première surprise désagréable au transit a Nairobi: la chambre d’hôtel n’est pas disponible a moins de 200USD la nuit… Il faudra comparer avec Joburg car le billet peut être plus cher mais sûrement pas la chambre…

A Tana même la principale activité est familiale : visite des tombeaux familiaux le 1er nov, avec les cousins/cousines, a Anosisoa, Ambohidroa et Imerinafovoany ; visite des parents fatigues ou carrément malades et hospitalises (dtoa Edmond, Ntoa Esther, Armand…). Je ne visite pas ceux qui ont perdu quelqu’un récemment ou sont vraiment vieux… Dada et mama se portent comme un charme compares a leurs frères et sœur, et on fête en famille l’anniversaire de mama (narihoela est a Tana a ce moment la). J’ai aussi beaucoup apprécie la demi-journée passée a Antanetibe avec mama et dada : Je découvre le puit et les chiottes qui y ont été installes. Je constate aussi qu’une distribution des parcelles acceptée par tous a été décide et bien définie avec un géomètre. Dada bénéficie beaucoup de ces sorties d’oxygénation à Antanetibe ou Soavina. Il faut aussi que je m’occupe des problèmes immobiliers à Imerinafovoany et Soavina. Pour une fois je ne suis implique ni dans un mariage ni un enterrement

Je dors autant que je peux a Soavina malgré les difficultés de déplacement : des mon arrivée je dois conduire la 505 car le chauffeur perd son père le lendemain de mon arrive et la coccinelle ne veut pas démarrer (batterie a plat) ; panne sèche a Andrefan’Ambohijanahary (je dois pousser la 505 quelques mètres et attendre que Miriam vienne avec 10 litres d’essence) ; panne de pompe a essence tôt le matin a cote de Leader Price, en route pour un jeu de tennis au cercle franco malgache (de nouveau pousse la voiture au bord de la route et appel au secours…) ; assèchement du radiateur de la 505 dont on vient de refaire le moteur... Le sommeil à Soavina est super et la vie est vraiment facilitée par le voisinage proche de Jumbo score… Question bouffe j’ai bien sur apprécie le régime henankisoa de dada.. Tout en découvrant des resto tels que l’auberge du cheval blanc a Ivato, le Ptit Tana a Isoraka (explore avec dada et mama, across the street from home), la boite a vin a Ambatonakanga (j’y ai bu un vin chilien), et confirme la qualité du resto au poivre vert avec Narihoela.

La ville est propre et marcher sur l’avenue de l’indépendance est redevenue agréable car les arcades ne sont plus coupées en morceaux par les grilles de protection des magasins et hôtels. Par contre toutes les places de parking sont payantes dans la ville.

J’ai joue au tennis 2 fois avec Mickey et une autre fois avec un entraîneur.. C’est très agréable de jouer tôt le matin. Ce furent malheureusement mes seules vraies activités physiques, sans compter mes balades de Fort Dauphin.

J’assiste à de petites réunions scientifiques à l’INSPC dont le Directeur général est le Prof Ranjalahy Justin et son adjoint n’est autre que le Prof. Rakotomanga Jean de Dieu. Une cérémonie assistée par plusieurs milliers de personnes célèbre le 5eme anniversaire de l’institution, et son DG y reçoit le collier de Commandeur de l’ordre national malgache. La réception qui suit me permet de rencontrer de vieux confrères : Rakoto Bruno, Para. Cela m’a aussi permis de constater que les sujets de conversation ne me sont pas toujours très familiers : Il faudra une bonne immersion au retour.,,

Au départ le 14 nov matin je me rends compte que 2 semaines sont vraiment trop courtes pour une telle visite. En plus il y a toujours le risque de ne plus revoir quelqu’un…

Thursday, August 23, 2007

Discovering YouTube



I did not see the film yet but I like the music
http://www.youtube.com/watch?v=gAN8x4WmzzY

ceci est un essai

Wednesday, August 22, 2007

Le break?

Left Abeche a week ago and Ndjamena the day after. Spent one night at Novotel Ndjamena: nice croissants and comfortable room. It is worth it to pay more than FCFA80,000 ($160.00) per night after 8 weeks in the bush! But is Abeche really the bush? Almost 24h per day internet connection, air-conditionned office and bedroom, vegetables and all sorts of meat through the week, nice and available colleagues needing only guidance and trust, good weather despite the rain, crispy and tasty French baguette (if bought at 20.00!). We now have a powerful coffee machine and a water filter (thanks to Steve's generosity!). The stove and the microwave oven are coming. Same for the cycling machine that will equip our gym room. I come also with a boxing bag and maybe an other machine for the belly muscles... We will be equipped to face the stress of post-rainy season! I need to add some light on the front veranda and we will be able to invite friends for nice evenings (to sweat, to drink, to eat... and have fun!).

My International team is made of a strong Swiss woman, a cute young German lady, a very "precious" guy (take the French meaning: precieux, language sophistique) from RDC, an enigmatic engineer from Mali (enigmatic because I could not actually "profile" him yet) and a"macho" man from Quebec.

Eight weeks were not that long between field visits, coaching of national staff, preparing documentation for a multi-donor mission, and identifying the needs of an office left to itself at least for the last 3 months. The place is also interesting for the kind of PEOPLE you may see and meet: i.e Ronny Brauman, Mia Farrow, a basket ball player from Cleveland... Pierre Poupard came for an interim of 4 weeks. I saw him last when I left Bujumbura in July 1994.
In the daily interaction it is interesting to cross your path with beautiful and clever ladies: Gwen, Caroline, Monica, Brigitte, Catherine, Muriel, Pauline. I don't need to name men...

As soon as I am out my main priority seems to fill the gaps and prepare myself for an other stay of at least 6 weeks but with the required equipment for DVD watching or music listening. I may also try to spend less time in the office, especially in the evenings.


I went to the Basilic of Saint Denis yesterday. Interesting to visit this crypt where most French kings and queens are buried. It was a nice family day ....
Love you all!

Thursday, June 28, 2007

Hello Abeche, Chad

Here I am, sitting on the chair of the chief of a UN office in Abeche. I did not forget yet all the emotional moments I faced when saying good bye to my dear Yemeni colleagues. They were really nice and sympathetic when 2 days before my departure they organised my ultimate farewell party in the main hotel of Sana'a. I also got a beautiful silver jambaya from the Minister of Social Affairs on the day of my departure. It is true that I will enjoy any future visit to Yemen, especially if my son settles there for an other couple of years.

Settling in Abeche is very easy because there is not that much to do. You arrive with your small luggages (not more than 15kg in total!) and you choose a bedroom in the guesthouse: Ten rooms where #1 is the biggest and where I will stay from the time the Protection officer will leave it (end of June). You have the choice between 4 bathrooms outside the main building. The lounge includes a satellite TV that has mainly French channels and a dinning table where all guests meet during meal time... Each room has a bed, a table and a cupboard. The kitchen is equipped with a stove, a big freezer and a refrigerator, enough for all the drinks we need when we come back for lunch or dinner. The cleaner of the guesthouse is also available for laundry and food is prepared by a cook who is paid on a daily basis by the guests. It is amazing to discover that despite the remoteness of Abeche tomatoes, lettuce, advocado, cumcumber and other types of vegetables are available, as well as freshwater fish: not to mention beef, mutton, chicken and pigeons! There are two different beers produced in Chad: Gala and Castel. Each of them has its own fan when I cannot honestly make a difference between them!

Within 48 hours I find myself completely overwhelmed by the challenges in the humanitarian sphere as well as in the management of the office that I am expected to lead: not enough latrines in sites of IDPs, not enough teachers for refugees or IDPs, sexual violence with impunity because the armed forces are frequently involved, nutrition situation not properly assessed, outbreak of diarrhea and hepatitis E, conflict/competition between humanitarian actors, unpredictability of the movements of IDPs (do they want now to go back to their villages because it rains and they want to cultivate? in that case do they expect security to be provided by government? what are the plans to support their return?)... In house I am confronted with the indifference of the Ndjamena main office on the equipment made or not made available to this field office, missions gone with car without codan radio or thuraya satphone, bureaucratic procedures preventing from paying on the spot the repair of a flat tyre, unexplained breakdown of the guesthouse generator (a "new" one installed 16 days ago...), a security company that wants to take over our security system before being formally notified by the main office... Need to fill the gap when international professionals rotate for their R&R (rest & recuperation) outside the country.

I am sleeping without airconditonning: it is warm and not hot. The average temperature in the night is around 31-32 dg Celsius. I go to bed around 2330 after a god shower and wake up between 530 and 600: small laundry, breakfast (cereals in mango juice)... I drive my colleagues to the office at 700 every morning, take them back for lunch between 1300 and 1400, and end of afternoon around 1830-1900. We are expected to drive in convoys after 2000 and should not be found outside the guesthouse after 2200. In fact the main risk is not any rebellion or army faction, it is mainly criminality. In a recent incident a colleague lost his gardener who tried to resist to a armed robbery.

I plan to fly soon to Iriba: That will be an opportunity to also talk about the Goz Beida and Farchana areas. For the moment I enjoy the chocolate brought by colleagues back from R&R and my evening lettuce salad that is helping me to stay fit for the job!

Tuesday, June 12, 2007

Farewell party (parties!)

Et voila, je suis a une semaine de mon depart du Yemen. Les diners se succedent et ne se ressemblent pas. Une soiree avec des femmes yemenites plus liberales que les autres: elles sont generalement plus relax, plus enclines a la fete et au discours libre, souvent divorcees et chefs de famille. Malheureusement elles fument et khatent a mort! La discussion est toujours tres intellectuelle, avant-guardiste, feministe. J'aime ca, dans un pays qui n'y est pas predispose! Une soiree avec les collegues internationaux qui n'arrivent pas a parler d'autre chose que du boulot... La fille du patron en etudes au Canada arrive au milieu de la soiree; un petit mot gentil du patron qui est content de sa Grande Maison; de la musique de Madagascar en toile de fond... J'ai failli m'etouffer avec une crevette un peu trop seche car j'ai le nez qui coule et respire seulement avec la bouche...

Ce midi une collegue yemenite a fait preparer un dejeuner dans la cour du bureau: une viande extraordinaire, et un dessert typiquement yemenite (qu'ils servent en entree d'habitude!): une sorte de galette des rois avec plein de miel dessus. Ce soir ce sera avec des amis francais: On verra comment cela se passera. Je ne suis pas tres loquace avec eux. Je reussis a garder mon poids moyen malgre tous ces repas succulents. Jeudi 14 ce sera a la maison. On a invite une soixantaine de personnes: il y aura a boire (tout ce qui est imaginable!) et a manger; j'espere qu'il ne pleuvra pas car le bar sera dehors. Vendredi ce sera chez un couple franco-malagasy. Samedi ce sera la grande fete du bureau au Movenpick: Nous serons 4 a quitter le bureau dans les semaines qui viennent. Puis le lendemain ce sera chez un collegue soudanais... et ce sera la fin car j'ai decide de n'accepter aucune invitation a partir du 18 juin.

Plein d'idees me passent par la tete car je ne sais pas encore comment je vais effectivement vivre sans ma meilleure moitie: ma question est surtout comment va-t-elle vivre? et les garcons? L'un au Canada, l'autre au Yemen... je ne m'inquiete pas pour moi car je serai heureux entre le stress, ma salle de gym, mon internet, mon guest house et sa tele satellite, mes virees a Goz beida et Iriba, la vie avec les autres humanitaires (engueulades et autres choses plus sympa), mes visites a Addis, etc... ca va etre vachement excitant!

Monday, May 7, 2007

Other views on Yemen

The most negative views on Yemen are expressed by people from the MENA region... Most of the bad jokes are from here: Sana'a is the only city that Allah recognised when he recently went back to the region... It is as if the Arabs thought that they dont deserve to have such a traditional and "left behind" country among them... In fact it is the most authentical place in the region, and eventually in the world. People stick to values that may seem archaic and completely different from what the Western world is promoting... It makes me think of the big confusion between tradition and religion in Afghanistan, with or without the Talibans! The country is moving slowly to the same situation I found in Botswana: Very basic houses in the middle of nowhere but the inhabitants access to all the satTV international channels and eventually commmunicate through mobile phones or even Thurayas... Very soon they will access to the internet when staying in the desert! But still women may not be allowed to go out alone and children will continue to be malnourished and die at an early age... How to get people address the right priorities? What kind of vision could be promoted in such an environment? It brings back to the antagonism between the Westerners and the rest of the world. The sense of victimization you feel in the Islamic countries should also be addressed in one way or the other: Who should do that? When are we going to stop hearing from remote rural people in Yemen that "they hate Americans"? Why should we still have so many countries where you are banned from coming if you have a Israeli stamp on your passport? We used to have that ban when South Africa was still under the apartheid regime.

The funny story of the day: Najla told me that when she was an adolescentl girl she was told that if any man seeing her in the street fell in love with her she could immediately fall pregnant... That is worse that the common story from home where adolescent girls convinced their parents that they got pregnant after swimming in a pool (My dear, you cant imagine what nasty men can do in a pool: masturbation in a pool can lead to pregnant girls!) ...

Sunday, May 6, 2007

Leaving Yemen

What should I remember of Yemen?

Beautiful ladies in abayas? The black abayas are getting tighter and tighter with time, making you guess what is inside... very exciting! Far better than a vulgar bikini! Far more attractive than the still victimised women in burquas of Afghanistan!

The eyes that are staring you behind the veil? We all know that the veil helps to go for the forbidden!

The architecture of the old city, Tulla, Manakha or the skyscrapers of Shebam? They are really builders and cannot be copied by any other people!

The clever ladies that surround me in the office? The smile of Saba? The elegance of Hanan? The ambition of Buthaina's family? And keeping in mind Rana, Najla, Anharo...

The kindness of field staff (Khaled, Farah, Ebbi, Fadhl) when I visit them or the skills of drivers with whom I have been travelling? Hussein, Hamza, Mohamed (many Mohamed in fact, from Aden or Dhale, or Ibb, Hodeidah).

The way Yemenis are shouting at each other? So typical, surprising, noisy but I got used to it. I am more astonished by those who reject these habits and want to hide themselves behind walls and doors and want to impose their own habits instead of adjusting to local situation... They are found red handed as intolerant individuals!

The big cheek of khat chewers? I stopped the day I tried to do it properly (4-5 hours) because I ould not sleep and had a hang over the day after... I keep thinking that it is wrong even if it is not recognised as a drug! Water scarcity and malnutrition should be remembered but how to make people aware of it?

The evening walk in the main street of Al-Malla/Aden ending in the Chinese seafood restaurant with a Kronembourg beer...? The nights spent at Sheraton Gold Muhr, Elephant Bay or Mercure?

The craziness of the huge President's mosq in a country that is not guaranteeing survival an development to the majority of its children?

I stop here because I already listed 2 negative comments...