Friday, November 23, 2007

So sad: nodimandry dadatoa Edmond

A 15 heures cet après-midi j’ai perdu un oncle qui m’était particulièrement cher et je pleure. Dans le temps on le surnommait Radizina. Dadatoa Edmond a toujours fait partie de ma vie depuis ma petite enfance. Les parents disent qu’il avait l’habitude de me porter sur ses genoux et de s’amuser avec moi quand j’étais bébé a Isotry: la plupart de mes photos de cette époque sont de lui.

Je me rappelle d’une famille très sympathique et bien bruyante qui habitait au 13 Bd Arago quand on est venu a Paris en 1965, et 2 images très fortes sont restées de cette époque : Eddie regardant la télé au dîner et remplissant son oreille gauche avec le contenu de sa cuillère ; ensuite une belle petite fille joufflue et a tresses (Michelle) sautant a la corde devant le 13 Bd Arago…

Je me rappelle bien aussi d’avoir fait une grosse bêtise lorsqu’il est rentré avec toute la famille en 1966 : nous sommes allés ensemble pour un pique-nique au bord de l’eau et l’oncle est venu avec un bel appareil photo tout neuf que j’ai pris dans mes mains et laissé maladroitement tomber dans l’eau… Jusqu'à maintenant je suis vraiment désolé de cet incident tellement il était fâché ce jour la! Ensuite vint le temps de l’adolescence ou nous allions avec Narihoela passer nos vacances a Majunga : on habitait chez lui mais on ne le voyait qu’en coup de vent car il était tout le temps en train de voir des malades, que ce soit a Mangarivotra, Ampasika ou sur la Corniche. On se sentait toujours à l’aise lors de ces séjours et j’admirais ce grand monsieur aux épais sourcils qui n’arrêtait pas de parler médecine ou de lire des magazines médicaux. Le dispensaire anti-tuberculeux de Majunga, le cabinet du ministre de la santé, puis l’OSIEM ont bénéficie de ses services pendant des décennies : tout le monde connaît le Dr. Raharison a Majunga. Combien de fois Dada et Mama ont décroché le téléphone pour requérir à ses soins et conseils ?

Je lui dois beaucoup car c’est lui qui m’a recommande au directeur de l’hôpital international de l’université de Paris ou j’ai fait mon stage interné plus deux années de pratique avant de rentrer a Madagascar. Chaque fois qu’une occasion me permettait d’aller à Majunga il m’était particulièrement agréable de venir le voir et l’écouter parler de sa pratique quotidienne bien après que j’aie décidé de me consacrer plutôt à la santé publique.

Il avait une forte personnalité et aimait vous prendre au dépourvu, comme cela m’est arrivé la dernière fois qu’on s’est rencontré il y a 3 semaines. Je suis allé le visiter le 2 novembre après avoir eu la nouvelle qu’il n’allait pas bien et ne s’était pas joint la veille au reste de la famille pour les visites de tombeaux familiaux. Nous avons parlé avec nenitoa Jeanne de cette histoire scandaleuse d’une soi-disant ONG qui avait voulu emmener clandestinement 103 enfants hors du Tchad : nous avons eu une discussion enflammée car il soutenait que c’était la faute de tout le monde de les avoir laisse récolter ces 103 enfants avant de réagir… je garderai pour toujours cette dernière image de Dadatoa me suivant des yeux, debout a sa fenêtre, alors que je quitte le parking d’Ankadivato avec la vieille 505. Il y a eu un seul Dr. Raharison Edmond et on le regrettera longtemps!

Sunday, November 18, 2007


Home leave

Tana du 31 oct au 14 nov 2007
Première surprise désagréable au transit a Nairobi: la chambre d’hôtel n’est pas disponible a moins de 200USD la nuit… Il faudra comparer avec Joburg car le billet peut être plus cher mais sûrement pas la chambre…

A Tana même la principale activité est familiale : visite des tombeaux familiaux le 1er nov, avec les cousins/cousines, a Anosisoa, Ambohidroa et Imerinafovoany ; visite des parents fatigues ou carrément malades et hospitalises (dtoa Edmond, Ntoa Esther, Armand…). Je ne visite pas ceux qui ont perdu quelqu’un récemment ou sont vraiment vieux… Dada et mama se portent comme un charme compares a leurs frères et sœur, et on fête en famille l’anniversaire de mama (narihoela est a Tana a ce moment la). J’ai aussi beaucoup apprécie la demi-journée passée a Antanetibe avec mama et dada : Je découvre le puit et les chiottes qui y ont été installes. Je constate aussi qu’une distribution des parcelles acceptée par tous a été décide et bien définie avec un géomètre. Dada bénéficie beaucoup de ces sorties d’oxygénation à Antanetibe ou Soavina. Il faut aussi que je m’occupe des problèmes immobiliers à Imerinafovoany et Soavina. Pour une fois je ne suis implique ni dans un mariage ni un enterrement

Je dors autant que je peux a Soavina malgré les difficultés de déplacement : des mon arrivée je dois conduire la 505 car le chauffeur perd son père le lendemain de mon arrive et la coccinelle ne veut pas démarrer (batterie a plat) ; panne sèche a Andrefan’Ambohijanahary (je dois pousser la 505 quelques mètres et attendre que Miriam vienne avec 10 litres d’essence) ; panne de pompe a essence tôt le matin a cote de Leader Price, en route pour un jeu de tennis au cercle franco malgache (de nouveau pousse la voiture au bord de la route et appel au secours…) ; assèchement du radiateur de la 505 dont on vient de refaire le moteur... Le sommeil à Soavina est super et la vie est vraiment facilitée par le voisinage proche de Jumbo score… Question bouffe j’ai bien sur apprécie le régime henankisoa de dada.. Tout en découvrant des resto tels que l’auberge du cheval blanc a Ivato, le Ptit Tana a Isoraka (explore avec dada et mama, across the street from home), la boite a vin a Ambatonakanga (j’y ai bu un vin chilien), et confirme la qualité du resto au poivre vert avec Narihoela.

La ville est propre et marcher sur l’avenue de l’indépendance est redevenue agréable car les arcades ne sont plus coupées en morceaux par les grilles de protection des magasins et hôtels. Par contre toutes les places de parking sont payantes dans la ville.

J’ai joue au tennis 2 fois avec Mickey et une autre fois avec un entraîneur.. C’est très agréable de jouer tôt le matin. Ce furent malheureusement mes seules vraies activités physiques, sans compter mes balades de Fort Dauphin.

J’assiste à de petites réunions scientifiques à l’INSPC dont le Directeur général est le Prof Ranjalahy Justin et son adjoint n’est autre que le Prof. Rakotomanga Jean de Dieu. Une cérémonie assistée par plusieurs milliers de personnes célèbre le 5eme anniversaire de l’institution, et son DG y reçoit le collier de Commandeur de l’ordre national malgache. La réception qui suit me permet de rencontrer de vieux confrères : Rakoto Bruno, Para. Cela m’a aussi permis de constater que les sujets de conversation ne me sont pas toujours très familiers : Il faudra une bonne immersion au retour.,,

Au départ le 14 nov matin je me rends compte que 2 semaines sont vraiment trop courtes pour une telle visite. En plus il y a toujours le risque de ne plus revoir quelqu’un…